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Plaidoyer pour la Création d'un Réseau d'Inter connexion pour le Développement de l'Economie Numérique en RDC

L’Economie numérique en Afrique est encore dépeinte par plusieurs analystes économiques comme une impasse. Le concept numérique étant associée à cette nouvelle forme de marché ; laisse entrevoir dans la conscience collective, l’idée d’un marché où les échanges et les interventions entre les différents opérateurs , sont étroitement liées à l’utilisation de moyens technologiques avancées.


De ce point de vue, il se dégagerait que seul des pays nantis en technologies, sont à même de profiter pleinement des retombées que procure cette nouvelle économie, à l’ère de la globalisation, en terme de mouvements de capitaux et d’échanges.



Sur le plan continental ; des pays comme l’Afrique du Sud, ainsi que le Magrebh, possèdent des infrastructures économiques, et un niveau de maturité sur le plan technologique, proche de ceux de plusieurs pays de l’Union européenne dont la France, le Portugal ou l’Espagne.



Ces atouts permettent à ces parties du continent africain de dynamiser leur économies ; en les intégrant dans cette nouvelle « donne » de la globalisation.



Le reste des autres pays de l’Afrique subsaharienne, tentent chacun à leur façon, d’élaborer des mécanismes pour entrer dans cette dynamique.

Presque tout les pays d’Afrique subsaharienne, ont introduit la monétique dans leurs systèmes bancaires. En RD Congo, le transfert électronique de fonds par téléphone portable expérimenté par la Celpay a porté ses fruits.



Malgré cela, le commerce électronique ; pilier de cette « nouvelle économie », se heurte :

A la faible proportion de portails web dédiés

l’Inadéquation des fournisseurs d’accès

Aux clivages culturels




La réflexion en la matière n’étant pas unifiée ; les interprétations des acteurs locaux sur le rôle du commerce électronique dans le développement économie, rejoignent une logique classique ; qui place le commerce électronique comme une nécessité ; l’une des exigences vers le progrès que se doivent d’atteindre les pays du tiers-monde pour accéder au développement.



Les quelques projets d’envergures nationales sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication en RD Congo par exemple, ne semblent y faire allusion que par simple formalisme.

Le commerce électronique serait donc un moyen accessoire ; une voie secondaire, inclus dans l’amalgame confus des nouvelles technologies de l’information et de la communication.



Dans cette étude, nous allons démontrer tout d’abord que le commerce électronique est une source de richesse, mais également étayer un schéma précis sur son accessibilité et son développement en République Démocratique du Congo.


l’e-commerce au service du développement



Parmi les facteurs de croissance, nous pouvons citer non seulement la terre, la main d’œuvre (le travail), et le capital physique, mais aussi l’échelle d’action économique, le progrès technologique, l’entreprenariat, et les institutions.

En nous inspirant de cette affirmation, il nous apparaît clairement que le progrès technologique décrit ci haut, sous entend, un ensemble de procédés industriels ou techniques, susceptible de stimuler la production des biens et services dans un Etat.


Un économiste n’ayant aucune compréhension de l’innovation technologique, circonscrirait cette pensée dans le développement de « l’Industrie », comme moteur de la croissance.

Loin de vouloir enter dans un débat de fond à ce sujet, je dirai que la réflexion économique du développement ne se limite pas seulement au concept de l’industrialisation.


L’industrialisation nécessite une dotation de facteurs de production pour aboutir à ses fins. Pourtant aujourd’hui ; grâce à Internet , l’entreprenariat couplée soit au capital ou sans cette dernière génèrent des revenus qui accroissent le capital, et développent de nouveaux type de relation entre producteur et consommateur ; basée sur un support immatériel (le Cyber espace)

La rentabilité des sites marchands tenu par des particuliers, ne disposent pas souvent d’un capital important, avec lequel il n’aurait du reste jamais pu se lancer dans une activité commerciale classique ; et qui aujourd’hui ont cumulé des sommes considérables suite à leurs activités, prouve qu’avec Internet, il est possible de créer la richesse.


Cependant, si cette théorie se vérifie mieux dans les pays technologiquement avancés, il n’en est pas le cas pour notre pays, où plusieurs facteurs endogènes obstruent cette dynamique.


La faible proportion des portails web


Le web constitue le cœur de l’e-commerce. Il est le principal pilier par lequel il se développe. Néanmoins, les statistiques montent que les sites africains ne représentent que près de 2% des contenus sur le web.



L’inadéquation des Fournisseurs d’accès

Les fournisseurs d’accès eux même, n’offrent pas une qualité de service susceptible de garantir la pérennité et la stabilité d’un portail de e-commerce.

Le manque d’investissements dans le renforcement des mécanismes d’authentification, de sécurité, l’instabilité des connexions, la sur taxation des frais lié aux débits ; sont autant de griefs à épingler.



Aux clivages culturels


Un certain nombre des préjugés et de stéréotypes dont les origines remontent à l’époque précolonial où, coupé de tout contact avec les grandes civilisations, les sociétés africaines eurent à évoluer en vase clos, et au cours de la période coloniale, où l’industrialisation était perçue malgré les changements qu’elle avait suscité, comme une domination culturelle de la civilisation européenne.


Certaines associations oeuvrant dans les Technologies de l’Information et de la Communication, ont proposé » des solutions visant à désenclaver la RD Congo, par l’implantation d’un réseau de fibre optique à travers la république. Cette étude menée par la Dynamique multi sectorielle des Technologies de l’Information et de la Communication (DMTIC), chiffre les frais d’exécution de ce projet dénommée « Backbone RDC » à près de 300 millions de $



L’approche par laquelle, nous entrevoyons cette initiative est cependant totalement différente. Elle s’articule en quatre points : le Point de vue Technique, structurel, socioculturel et utilitaire.




Du Point de vue Technique



Le recours à la fibre optique est une entreprise onéreuse, en terme de coût et d’entretien. L’utilisation des ondes radios est l’alternative la moins coûteuse et la plus efficace.

En effet, notre vision repose sur un réseau d’antennes et de paraboles reliés entre elles et formant un vaste réseau étendu (WAN), sur une superficie de 1.600 000 Km2, excluant les zones inaccessibles tels que les forets, aires protégés, marécages ; et zones fortement militarisées.


Cette superficie sera couverte par 700 antennes d’une hauteur de 10 à 15 mètres, séparé à des distances d’au moins 15 Km les unes des autres.

Chacune de ces antennes est dotée de quatre émetteurs/récepteurs WIMAX unidirectionnels ; décrivant chacun un angle de couverture de 90° ; formant ainsi toute les quatre, 360°.



Chacun de ces émetteurs a une portée de 20 Km. Ils sont surmontés d’un répéteur de signal ; et d’un Access Point/Routeur ; gérant les droits d’accès utilisateurs (authentification).



Ces données sont reliées à un ordinateur, le tout fonctionnant sur énergie solaire.

En plus, un Firewall physique et logiciel, gère la sécurité et contrôle l’accès des utilisateurs autorisés à l’Access Point ; voie d’entrée vers le réseau.



Cette architecture s’apparente donc à celle d’un vaste réseau d’entreprise, dans le quel chaque utilisateur s’y connecte en remote (à distance), afin d’accéder à une gamme de services et de tâches variées, (transfert de données, consultation d’annuaires, etc.)

Une telle configuration revêt un triple avantage :



- Elle permet la connexion et l’accès au réseau à des postes nomades.

- L’administration du Réseau est plus aisé (automatisation de l’authentification et de la sécurité)

- La zone de couverture s’étend dans un rayon de 20 Km, et permet l’accès à tout poste fixe muni d’une antenne.




l’Accès des postes nomades



Des individus effectuant des activités qui requièrent une mobilité permanente ; pourront continuer à avoir accès au réseau, tant qu’ils se trouveront dans la zone de couverture desservie par l’antenne relais ; soit 20 Km.



l’Administration du réseau est plus aisée



L’administration et la sécurité du réseau sont en grande partie automatisée. Les antennes relais repartes dans une province sont toutes reliées à quatre serveurs distincts : serveur d’application, serveur de base de données, serveur de Back Up (pour la compression et l’archivage), et un serveur miroir.

Ces différents serveurs sont connectés à une parabole V-Sat qui les relient à d’autres serveurs provinciaux par liaison satellites.





Couverture de la Zone



Contrairement à un réseau de fibre optique qui nécessiterait une concentration géographique de tout les usagers du réseau sur la zone du tracé du Câble ; les dispositions des quatre antennes unidirectionnelles sur un mât ; dans un angle de 360°, permet à n’importe quel usager de se connecter n’importe où, tant qu’il se trouve dans la zone de couverture.

D’aucun se demanderait si cela n’est pas utopique. Non. Ceci est le fruit de près de deux années de recherche mûries et documentées, qui allient les progrès sans cesse croissant de la technologie sans fil et d’autres procédés alternatifs.


Il ne s’agira pas dans ce gigantesque WAN, d’accès à Internet. Du moins, pas pour le début. Il s’agit plutôt dans un premier temps d’un ensemble de fichiers et de données structurées sous formes d’annuaires, templates (avec option de saisie et d’enregistrement), et de documents HTML.



- d’annuaires, car cette gigantesque base de données servira de miroirs de toutes les entreprises congolaises, productrices et prestataires de services.

- Des templates ; car elles doivent permettre aux utilisateurs de pouvoir déterminer le choix des services dont ils ont besoin via une interface de saisie, et capable d’enregistrer et de stocker ces choix.

- De documents HTML ; car elles doivent donner une image soignée dans la présentation graphique des différents produits et services ; laissant ainsi à chaque entreprise la l’attitude du design à appliquer à son portail.



Le recours à d’autres protocoles comme le WAP pour les téléphones mobiles doivent également être pris en compte.



Du Point de vue structurel



Comme le renseigne l’aspect Technique, cette solution s’adresse exclusivement aux entreprises. Pourquoi ?

Car elles sont les seules entités économiques aptes à concourir à la réussite de cette configuration par leur co-participation.

Par la co-participation, nous entendons que les Entreprises soient les propriétaires de ce Réseau. Sa constitution doit être le fruit des cotisations et des investissements directs de Celle-ci.



Quel intérêt aurait donc les entreprises à se constituer en actionnaires dans un Réseau où le seul avantage qui transparaît semble être dans un premier temps, la visibilité de chacune d’entre elles ?



Cet avantage se situe dans les droits de redevances des annonces publicitaires, mais aussi sur les dépôts effectués dans cette structure.

Car pour faciliter la circulation des capitaux et l’instantanéité des échanges, dans des endroits où la monétique est encore inexistante ; la structure régulatrice, dont nous proposons la création se devra de jouer le rôle de Banquier des Entreprises et des consommateurs.



Scénario illustratif



Un consommateur X verse une somme de 10.000 Francs, dans le compte de la Structure régulatrice, dans une Banque Commerciale de Kinshasa.

Le Consommateur X se déplace avec un poste nomade dans une province Y, ne disposant pas de moyens de paiements électroniques.

Le Consommateur X situé à 15 Km d’une Antenne relais accède à l’Access Point. L’Access Point, combiné aux autres systèmes d’authentification, identifie le consommateur, et lui donne accès à la base de donnée provincial.

Le consommateur accède à un annuaire d’où, il effectue des recherches pour un produit donné.

Le produit trouvé, il active le template de l’Entreprise Fournisseur, où il saisit son identifiant, son, identité, le code et le montant du produit qu’il désire. Il enregistre ces informations et les envois au serveur provincial qui les archivent, et les expédient à la structure régulatrice.



Cette dernière après vérification de tout les paramètres de sécurité lié à cette commande, grâce à un Call Center permanent 24 Heures sur 24, retire la somme lié à l’achat du produit dans le sous-compte du Consommateur, logé dans celle de la structure, à la Banque Commerciale.



Une fois le montant viré à la société ayant fourni le produit ; la structure régulatrice y déduit un pourcentage fixe, ne dépassant pas les 10% de la transaction, à charge de la société bénéficiaire.



Une fois le virement confirmé, elle avise la société du Fournisseur de livrer la Marchandise à l’adresse spécifiée par le consommateur dans le template. Puis elle avise le consommateur par SMS de la confirmation du virement.


L’ensemble des compensations et autres types de bénéfices à rétrocéder entre cette structure, les Banques avec lesquelles elles seront en relation, ainsi que le mode de rétrocession aux sociétés actionnaires de cette structure, seront définis et étayés dans le rapport final de cette étude.



Comme on peut le constater, la mise sur pied d’une structure, capable de gérer ces flux de données et de capitaux s’avèrent nécessaire. Afin de na pas créer un imbroglio dans cette tâche ; il serait préférable que la constitution des sociétés actionnaires, soit laissé aux sociétés privées ; et qu’elles soient orientées à des sociétés bien structurées ( Fédération des Entreprises du Congo, Banques, etc..)



Un réseau de cette envergure créée, représentera sans nul doute, l’un des plus grands réseaux informatiques au monde ; par rapport à son étendue géographique.

L’utilité économique de ce réseau ayant été dégagée ; il sied désormais d’en dégager l’utilité sociale.



Tel qu’évoqué dans les barrière ou clivages culturels, ce réseau n’obtiendra pas le succès que nous escomptons de lui, tant qu’il n’aura pas intégré la question de l’appropriation technologique ; par des élites locales. Mais aussi et surtout, les revenus engendrés doivent également être investi dans des programmes de formation permanente.



Dans des contrées où la technologie fait encore figure de prédateur et, dont les gens se méfient ; il est important d’encadrer les populations locales en les initiant graduellement à l’utilisation de ces techniques.



Cette approche revêt un caractère anthropologique et psychologique important ; dans la mesure où elle permet d’encadrer les populations ; dans le but bien précis d’en faire les consommateurs de demain.



Elle s’inscrit donc dans la volonté d’échapper à la règle qui veut qu’à chaque grande mutation ; qu’il y’ait une grange de la population ; qui faute de ne pas s’y être adapté, soit laissé pour compte.



En plus de l’impératif économique et de l’impact culturel ; il y’a également la motivation de répandre les bienfaits issus de la plus-value générée par la croissance économique engendrée, sur toute la population.



Le développement d’une élite local est donc une donne crucial. L’absence d’une classe d’entrepreneurs nationaux dynamiques pour diriger le processus d’appropriation technologique serait préjudiciable.

Le fait que les préalables d’une culture industriel pour soutenir la professionnalisation et le transfert technologique sont absent ; réduit l’impact des bénéfices tiré de ces opérations.

La nécessité d’intégrer les populations des provinces où sont répartis ces antennes relais doit figurer parmi les priorités à envisager.



Aussi une partie des revenus générés par ces opérations devront, alimenter un fond spécial pour soutenir les actions des acteurs et agents de développement ; dans la vulgarisation, et l’apprentissage de ces technologies.

Ces fonds permettront aussi par ricochet, de financer l’élaboration des politiques et des structures nationales sur les Technologies de l’Information et de la Communication.



Du Point de vue de l’Utilité



La création d’un réseau d’une telle envergure et d’une structure pour sa régulation, est une grande aubaine sur le plan organisationnel pour les entreprises.


La présence de ce réseau, ainsi que la masse de consommateurs dont il regorgera est un stimulant énorme, car pour pouvoir rester compétitif et gagner des parts de marché, les Entreprises devront se montrer plus imaginatives et plus agressives dans la gestion de leur relation avec leur Clients.



La traque permanente aux Cyber consommateurs les incitera à innover, à créer, à se démarquer les unes des autres ; à se transformer pour fidéliser leur clientèle.

C’est là un atout psychologique qui laissera la place aux plus ingénieux, qui au risque de se voir disparaître du Cyber espace, innoveront de plus en plus ; et stimuleront la concurrence et l’innovation.





Le Rôle de l’Etat


le Gouvernement, loin de demeurer dans l’attentisme, devra se positionner également en acteur de cette initiative, mais uniquement à l’aboutissement du processus.

Nous suggérons au Gouvernement qu’il puisse laisser libre cours à l’initiative privée pour le financement du Réseau et la constitution de la structure régulatrice.


Son rôle ne se matérialisera que par la mis en place avec les partenaires du secteur, d’une politique nationale concertée, sur les Technologies de l’Information et de la Communication. ; Mais également dans celui de l’intégration progressive d’Internet dans le Réseau.



Les Autorités congolaises pourrait ainsi saisir la balle au bond pour donner un nouveau souffle à l’Office Congolais des Postes et télécommunications (OCPT), en offrant ainsi à cette Entreprise, l’occasion de devenir Fournisseur d’Accès à Internet au niveau national.



Les intérêts de l’Etat seraient ainsi représentés dans ce Réseau par la prestation de l’OCPT.

Une fois le Commerce électronique arrivé à son essor ; la Phase finale consistera à diffuser Internet à travers le réseau.




l’Utilisation du Réseau à des fins électorales


L’utilisation du Réseau dans des opérations électorales est également une sérieuse possibilité à envisager. En effet, l’an 2006 a été le témoin des difficultés pratiques, organisationnelles et techniques pour la Commission Electorale Indépendante (CEI) dans l’organisation des élections dans notre Pays.



Des défaillances qui n’ont cessé d’entamer la crédibilité de cette Institution, mais également celle du Gouvernement.



Pour preuve, Nous reprenons une partie d’une dépêche de l’Agence France Presse publié le samedi 15 Juillet 2006 sur la perte des noms de 1,2 millions d’électeurs suite à plusieurs défaillances techniques dues aussi bien aux modes de transmissions des données qu’à leur méthodes de conservations.



Agence France Presse

samedi 15 juillet 2006

"Nous avions établi le chiffre de 25,7 millions d'électeurs enregistrés à partir des données envoyées au fur et à mesure (par téléphone, Internet) par
les centres d'inscription au central de Kinshasa. Il y a plusieurs centres où des données ont été mal saisies, où des CD-Rom ont été endommagés ou ne sont
jamais parvenus à Kinshasa", a expliqué à l'AFP un responsable des opérations de la CEI, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Certains CD-Rom de données ont été détruits par des agents de la CEI qui protestaient contre les retards de paiement de leurs primes, d'autres ont été
endommagés dans le transport, d'autres enfin se sont avérés illisibles par le serveur central du fait d'erreurs de saisie dans les codes des bureaux
d'inscription.

"Les électeurs existent bel et bien. Ils ont reçu leurs cartes, dont nous avons les numéros, mais nous avons perdu leurs noms", a affirmé le responsable
de la CEI.

"Le jour du vote, nous afficherons à côté des listes électorales, des listes comportant les numéros des cartes qui devront être complétées du nom
des électeurs correspondant, sur présentation de leurs cartes électorales", a-t-il ajouté.

Ces dysfonctionnements concerneraient 1.029 des 9.200 centres d'inscription du pays.


Tel qu’on peut le constater en lisant cette dépêche, la crédibilité du Gouvernement, pouvoir organisateur des élections en RDC, ainsi que de sa structure technique d’exécution, la CEI, ont été fortement remis en question.



Surtout du fait, que des sommes considérables avaient été investis par les partenaires extérieures pour la bonne réussite du processus.



Le réseau que nous proposons pourra alléger les efforts de mobilisations de fonds du gouvernement pour l’Organisation des élections, en fournissant à la Commission Electorale, au regard des divers spécificités techniques que nous avons décrites ; une plateforme fiable, pour pouvoir effectuer la collecte et le rapatriement de données électorales, à un Centre Nationale de Traitement, en Temps Réel.

Les détails à ce propos seront également étayés dans le Rapport Final.



Conclusion



Cette étude n’a servi qu’à dégager un aperçu de la vision des différents partenaires impliqués dans cette dynamique ; à savoir l’Université Catholique du CEPROMAD et le Congo Internet consortium.



Notre approche n’a pas consisté à parler de l’extension première d’un Réseau Internet à l’échelle nationale, tel que décrit le schéma du Backbone de la DMTIC.

Elle s’est plutôt penchée sur la question des coûts d’investissements directs, sur

l’accessibilité et la capacité de la technologie proposée, ainsi que des possibilités d’expansions futures.



Cette logique nous a permis de dégager la valeur ajoutée résultant de l’exploitation première du réseau pour favoriser l’essor de l’économie numérique.



Un essor gage de croissance ; et de prospérité, initié dans l’intention de mobiliser les fonds nécessaires, à la mise en place d’une Politique nationale et de structures adéquates sur les technologies de l’Information et de la Communication ; à l’accroissement du Chiffre d’affaire des entreprises ; au renforcement des capacités managériale des agents économiques, au transfert technologique et à la réduction de la fracture numérique.



Ce n’est qu’une fois ces différentes étapes atteintes, que l’intégration et la généralisation d’Internet sur le Territoire Nationale est envisageable.



Cette étude a ainsi mis en exergue la dimension économique, mais aussi anthropologique et sociale ; facteurs trop souvent mis de côté dans les projets de ce type dans notre Pays.



En intégrant le développement de l’économie d’abord à l’usage des entreprises ; nous balisons la voie au réel essor du Congo et de sa mise en orbite dans le concert des nations, à l’ère de la mondialisation.

Ce modèle de développement peut également s’adapter dans d’autres pays Africains se trouvant dans le même contexte que la RD Congo, pour stimuler la croissance et se mettre sur les rails de la « Net économie ».



Le Réseau que nous proposons offre un grand avantage en terme de coût d’exécution, d’entretien et de mode de gestion.

Une gestion partiellement automatisée et sécurisée, aussi bien du côté des gestionnaires que des utilisateurs.

Une couverture quasi-totale de l’ensemble du territoire national, à l’exception des zones géographiquement difficile d’accès et encore non pacifié.

La possibilité d’inter connexion avec les réseaux de téléphonie cellulaires.



Les frais d’installation du réseau et de sa mise en route sont élevés à 35 millions de $.

(Frais de gestion du projets et location bande satellite non inclus)



Sa mise en route se fera en trois phases :



la première phase (10 millions de $) consiste à la mise en place du réseau dans les chefs lieux des provinces

la deuxième phase (20 millions de $) ; est l’extension du réseau dans les autres agglomérations et zones marchandes de la république.

La troisième phase (5 millions de $) ; finalisation de la mise en place du réseau ; et test à l’échelle nationale.



La liste des fournisseurs et équipementiers dont les prix des produits nous ont servi de référence pour le calcul du coût de mise en route du réseau sera disponible dans le Rapport Final.



L’estimation du nombre d’abonnés ou d’utilisateurs du réseau est estimée à 500 000 utilisateurs.

Le débit de transfert en local variera entre 128 et 512 Kbps.


KALONJI BILOLO Trésor Dieudonné

Assistant à la Recherche

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Réponses à cette Discussion

Merci Trésor pour cet article. Plus qu'un plaidoyer, ce rapport de l'étude que vous menez pour la création d'un Réseau d'Interconnexion pour le Développement de l'Economie Numérique en RDC constitue une vision stratégique, assez ambitieuse mais pas impossible à mettre en place si elle s'accompagne de la volonté politique des autorités en charge des TIC en RDC.

Au delà du e-commerce, c'est d'ailleurs tout le secteur des services TIC en Afrique qui voit son essor freiné par un manque de visibilité, un manque d'études, d'indicateurs, et de cadre référentiel. Et pourtant, on sait qu'il y a des opportunités de marchés à saisir et à développer rien qu'en se limitant à l'articulation et la combinaison des services de télécommunications et de l'informatique bancaire (téléphones portables, sms, micro-crédit et cartes bancaires, systèmes d'information des marchés,...etc).

Les différents acteurs de l’atelier de méthodologies et de lancement du projet LICOM "Libéralisation internationale du commerce des services TIC" ont sérieusement réfléchi à ces questions à la fin du mois d'octobre 2008 afin de déterminer les enjeux pour le secteur privé et les implications pour la mise en oeuvre de politiques publiques TIC en Afrique de l’Ouest.

Je ne sais pas si vous aviez pris part à ces ateliers qui se sont déroulés à Toubab Dialaw et même si le projet LICOM (porté par CIPACO et soutenu par le CRDI) s'appliquera essentiellement dans sa première phase à des pays de l'Afrique de l'Ouest (Ghana, Sénégal, Nigeria, Bénin), il serait certainement judicieux que vous échangiez (si ce n'est déjà fait) avec Ken Lohento (qui est coordonateur TIC du CIPACO et par ailleurs membre de notre réseau web2solidarité). Il y a sans doute des points communs ou des aspects de votre projet du RDC qui recoupent avec des aspects d'expérimentation du projet LICOM.

Lien vers le projet LICOM

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Merçi Destiny pour votre remarque. Vous m'ouvrez de nouveaux horizons et pistes de recherches notamment concernant LICOM, dont je viens à travers vous d'en apprendre l'existence.

Il est vrai que ce projet peut paraitre ambitieux, il n'en est pas moins réalisable avec une bonne dose de volonté politique
et d'implication du secteur privée.

Cet ébauche faite il y'a près d'un an a été nettement amelioré en intégrant l'aspect juridique de gestion d'un réseau d'une telle envergure en terme de mode opératoire, protection de la vie privée et de sécurité informatique.
Je pense que le rapport final pourra être disponible sous peu.
je m'atellerai avec d'autres chercheur sur cette thématique à contextualiser ce concept, en espérant qu'il pourra être applicable à d'autres pays africains.

Cordialement
Pièces jointes:

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