17% de la population du Sénégal vit avec moins de 1$ par jour, 64% avec moins de 2$ et 33% vit en dessous du seuil de pauvreté nationale. Face à ce constat, une des solutions pouvant remédier à la pauvreté est l'éducation. Oui mais, c'est justement l'un des problèmes majeurs au Sénégal : en effet, si 59% des enfants sont scolarisés dans le primaire, ils sont seulement 18% à accéder jusqu'au secondaire, et les garçons y sont plus nombreux que les filles. L'une des conséquences directes de ce déficit d'éducation scolaire se porte sur
l'alphabétisation, le taux d'alphabétisation des adultes étant de 40% et celui des 15-24 ans de 50%. Notons au passage la dichotomie entre les hommes et les femmes, puisque seulement 29% des femmes seraient alphabétisées contre 56% pour les hommes. D'où le travail informel ou le travail en milieu agricole pour une majeure partie de la population (plus de 75% des actifs), et ces importants taux de pauvreté et de bas revenus. Tous ces chiffres sont révélateurs du fait qu'il ne peut y avoir de développement humain, de l'individu, sans un bon accès à une éducation efficace. (données générales:
http://fr.wikipedia.org, PNUD-
http://hdr.undp.org,
www.internetworldstats.com,
http://www.unicef.org).

Des enfants à l'école primaire... Et après ?
Et c'est justement l'un des objectifs du gouvernement sénégalais, réaffirmant «
le caractère prioritaire du développement de l'éducation de base, dont l'objectif ultime est de doter chaque enfant d'un substrat moral, civique, intellectuel et pratique solide pour servir de base à une vie accomplie (...) [et qui doit]
promouvoir le développement intégral et harmonieux de l'enfant, le préparer à la vie adulte et constituer une bonne base pour l'accès au cycle secondaire et pour d’autres programmes a l’intention des adultes». La création de salles de classe, le développement des capacités d'accueil dans les classes supérieures, le renforcement du niveau d'éducation dans le secondaire avec notamment plus de programmes proposés et faire disparaître peu à peu l'analphabétisme des adultes (en particulier celui des femmes) sont les principaux axes de cette politique. Mais il y en a un autre, complémentaire, et qui peut être tout aussi efficace : c'est l'utilisation des TIC. Effectivement, leur rôle est de proposer des contenus éducatifs et des programmes scolaires en ligne, comme un «f
acteur d'amélioration de la qualité de l'enseignement-apprentissage» , et en même temps de faire accéder les écoliers, les collégiens et lycéens à la technologie de l'information et de la communication.

Les TIC font partie des priorités de l'enseignement scolaire du Sénégal
On peut ajouter à cet effet que des centres informatiques doivent être créés dans les écoles, ce qui témoigne de la réelle volonté du G
ouvernement de faire un «
bon en avant» dans le domaine éducatif et des TIC. D'ailleurs, si cela peut servir à la population scolarisée, cela peut très bien servir à former professionnellement des adultes (outre leur alphabétisation), à être plus actifs et influents dans leur milieu professionnel, même dans le domaine agricole, en particulier pour les femmes. Les TIC représentent un
enjeu majeur dans le développement de la population sénégalaise et un moyen de lutte évident contre la pauvreté. (source:
http://www.unmillenniumproject.org)
Sources: Wikipédia, PNUD: rapport sur le développement humain 2007-2008, Internet World Stats, UNICEF, Unmillenniumproject .